30 décembre 2017

556ème semaine politique: l'abécédaire des promesses (non) tenues d'Emmanuel Macron

 

 

Où l'on parle du premier bilan de Jupiter, désigné sur un référendum anti-Le Pen après une élection improbable. Nicolas Sarkozy avait beaucoup promis, il eut droit à un abécédaire fourni et régulier tout au long de son unique quinquennat. François Hollande avait peu promis, mais son revirement politique lui valut d'autres abécédaires, plus précis encore. Avec Macron, l'histoire est différente. Comme Chirac élu à 82% en 2002, il a cru que sa victoire était un référendum politique sur son programme.

 

Le programme du candidat était pourtant vague. Il fut même dévoilé tardivement, quatre semaines avant le premier tour du scrutin présidentiel, sur fond de story-telling populiste. Une fois élu, Macron devient Jupiter.  

 

Jupiter ne fait pas tout ce qu'il avait promis. Et il choisit les promesses qu'il entend respecter.

 

Voici donc le premier abécédaire des promesses tenues et non tenues de Macron, aka Jupiter, une comparaison des paroles et des actes qui dessine ce qu'est une présidence des riches.

 



Afrique
En juillet, le jeune monarque lâche cette formule, signe d'une ignorance crasse: "Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien." Pour son premier déplacement, en décembre, il visite trois pays.  Il évite le discours raciste version Sarko juillet 2007 et "l'homme africain", mais pas les mensonges: il emprunte d'abord les références locales faciles, mais surtout nie avoir une quelconque politique africaine. L'a-t-on entendu renoncer à la présence militaire française ou à la protection des mines d'uranium si chère à notre industrie nucléaire ?  Non bien sûr. Pour Noël, il se rend d'ailleurs au Niger auprès de militaires français en mission sur place.

Absentéisme
Les nouveaux élus de la République en marche sont nombreux, très nombreux. Ils se révèlent surtout, en proportion, parmi les plus abstentionnistes de l'hémicycle, les véritables cancres de l'Assemblée. Est-ce donc cela, le renouveau ? En décembre, l'hebdomadaire Capital publie ainsi un classement des député(e)s les moins actifs, la palme du bonnet d'âne reviennent à Bruno Bonnel (le "tombeur" de Najat Vallaud Belkacem à Villeurbanne, 570ème sur 572) et Claire O'Petit, ancienne participante des Grandes Gueules sur RMC devenue députée en juin 2012. Manuel Valls lui-même, apparenté LREM, se classe 496ème... La très faible marge de manœuvre de ces élu(e)s rapidement godillots peut expliquer pourquoi ils sont si peu assidus et motivés aux travaux parlementaires.
(Cf "Député(e)s").

Agriculture
Pour aider les agriculteurs à mieux vivre de leur exploitations, "plutôt que des aides publiques", le candidat Macron promet "5 milliards d’euros" pour "la modernisation de leurs exploitations".
En octobre, Macron promet une loi pour 2018 sur les prix de vente de l'agriculture. Il refuse d'interdire les ventes à perte de la grande distribution. Mais les États généraux de l'alimentation organisés en décembre 2017 déçoivent. Nicolas Hulot boude la clôture de ce show médiatique.

Armées
Promesse non tenue! En juillet, Jupiter provoque une crise inouïe avec le chef des armées. Il supprime 850 millions de crédits dès 2017 alors qu'il promettait 2 milliards de plus chaque année. Le chef d’État-major des armées s'émeut. Macron l'humilie en public, le général démissionne. Quelques jours après, la ministre des Armées fait marche arrière sur le budget, c'est incompréhensible.

APL
Le candidat Macron promet la construction de "80 000 de logements pour les jeunes". Mais Jupiter décide dès juillet de sucrer 5 euros par mois d'aides personnalisées au logement (APL) pour économiser moins de 200 millions d'euros annuels. Pire, le budget 2018 allège encore les APL touchées par les bailleurs sociaux pour le compte de 2,2 millions de leurs locataires d’en moyenne 60 euros par mois.
(Cf. "Logement")

Auto-entrepreneurs
Esclavage des temps modernes, l'auto-entrepreneuriat est essentiel pour la "start-up nation" chère à Jupiter.  Comme promis, Jupiter supprime le RSI (ce qui ne change rien sur le fond), et double le plafond de revenu des autoentrepreneurs.

Caractère
Jupiter à l'Elysée surprend. Autant le candidat Macron était charmant, modeste et maitrisé autant Jupiter paraît arrogant, méprisant et immature. D'abord, il se déguise. On dirait un ravi de la crèche. Il se déguise en pilote de chasse quand il visite une base aérienne. Il endosse un pull de la Marine et pose un micro en main quand il est dans un sous-marin militaire. mais son meilleur costume reste le costard cravate, version Medef. Ensuite, il multiplie les déclamations qui témoigne d'un mépris de classe rare à cette fonction. Mais Sarkozy était plus prudent. "Je ne cèderai rien aux fainéants" lance-t-il depuis l'étranger. "Une gare, c'est un lieu où l'on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien" explique-t-il en inaugurant une gare. En Corrèze, il explique sagement devant les caméras que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n’est pas loin de chez eux."

Chômeurs
Le candidat Macron avait promis d'ouvrir le droit aux indemnités chômage pour les démissionnaires (mais "une fois tous les 5 ans"). 6 mois plus tard, ce droit n'est pas encore en place, Jupiter avait d'autres urgences. Il a même déjà reculé. En octobre, il explique que ce droit ne serait exerçable que tous les 7 ans finalement. Macron avait aussi promis d'élargir l'assurance chômage aux artisans, aux commerçants indépendants, aux entrepreneurs, aux professions libérales, et aux agriculteurs. On attend de connaître l'addition.

Il est une autre promesse, sanctionner plus durement les chômeurs qui refusent des "offres raisonnables d'emploi" Jupiter est pressé de renforcer la mesure décidée par Sarkozy, mise en place par Wauquiez en 2009: il annonce vouloir quintupler les effectifs de contrôle. Quelques jours avant la fin 2017, le Canard Enchaîné révèle une note confidentielle sur les nouveaux plans de sanction des chômeurs du gouvernement jupitérien: obligation faite au chômeurs d'établir un bilan mensuel de leur recherche d'emploi et réduction de 50% des allocations pendant 2 mois (contre 20% actuellement) en cas de refus de 2 offres "raisonnables". Attrapé en vacances au ski à Noël sur le sujet, Macron déclare "assumer."

Chômage
Pour faire baisser le chômage, rien de tel que de supprimer les statistiques. Dès 2018, la publication des statistiques ne sera plus que trimestrielle.

Coût du travail
Comme promis, Macron pérennise les exonérations de cotisations sociales des entreprises initiées par François Hollande avec son Pacte irresponsable. Plus de 40 milliards d'euros se sont déjà envolés, pour peu de résultats (à l'exception d'un coût hors normes pour de trop faibles créations d'emplois et le versement de juteux dividendes pour des entreprises qui n'en demandaient pas tant). En octobre, le CICE est remplacé par un allègement sans contreparties des cotisations sociales (6 points dans la limite de 2,5 fois le SMIC). Merci Macron, merci patron.

Démocratie
Le candidat Macron semblait si moderne. Jupiter est si ringard dans sa pratique des institutions. D'abord, le candidat promettait le débat et les alliances parlementaires. Flanqué d'une majorité pléthorique, il n'ose même pas faire débattre de sa loi travail. Pire, le règlement interne de la République en marche (LREM) interdit à ses membres de cosigner tout amendement ou proposition de loi issus d'un autre groupe politique. Quel joli sens du débat !
Cf "Monarchie".

Député(e)s
"Nous demanderons aux parlementaires de mettre en place des dispositifs innovants d’évaluation du travail parlementaire et législatif." Les nouveaux député(e)s étiqueté(e)s En Marche, élu(e)s en juin 2017 sur fond d'abstention massive (57%), sont pléthoriques (plus de 300). Macron avait promis une nouvelle éthique, un renouveau par rapport à "l'ancien monde", de l'innovation à tous les étages. Macron a surtout et d'abord recyclé nombre d'anciens notables ou élus de droite comme de gauche. Mais le plus gros contingent est composé de "novices" sociologiquement très marqués (à 60% CSP+). Durant les 7 premiers mois de cette législature, la cascade de bourdes fait rire, puis la succession de dérapages inquiète: des novices se trompent de vote, d'autres oublient de voter. D'autres encore surprennent déjà par leur abstentionnisme. Un député LREM fustige les "personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage"; une autre se plaint de "ne pouvoir acheter une Porsche" depuis qu'elle est députée; une autre explique devoir manger plus souvent des pâtes car ses 5 000 euros mensuels ne lui suffisent pas; un autre encore fracasse un cadre du PS à coup de casque à moto. Plus grave, une élue LREM de la Sarthe facture même des visites touristiques de l'Assemblée. En octobre, l’Élysée fait organiser un séminaire de re-motivation des troupes.

Écologie
L’environnement n'est pas son fort, mais Macron désigne Nicolas Hulot comme ministre d’État en charge du sujet. La prise est presque belle. Les désillusions sont rapides. Macron réduit les effectifs du ministère. Il renie la loi de transition énergétique votée sous Hollande, il renie aussi sa propre promesse de réduire notre dépendance à l'énergie nucléaire, "avec l'objectif de 50% d'énergie nucléaire [dans la production électricité] à l'horizon 2025". Hulot tousse. Macron se renie encore sur les perturbateurs endocriens et le Glyphosate. Macron entérine l'affreux CETA malgré les inquiétudes pour l’environnement. Hulot annonce la fin des énergies fossiles (#lol), mais autorise de curieuses exceptions, et pour dans très longtemps. Quant à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Macron reporte son choix « au plus tard en janvier » . La seule et maigre satisfaction est que Macron fait voter son programme, qui est douloureux pour les foyers modestes (avec l'alignement de la fiscalité du diesel sur celle de l’essence, sans compensation pour les plus pauvres). En juin, il s'amuse d'un "make our planet great again", slogan prononcé quand Trump annonce que les États-Unis se retirent de l'accord de Paris. L'image est aussi belle que fausse. En décembre, il organise un show avec des financiers et Arnold Schwartnegger en bordure de Paris. A Bruxelles, le gouvernement macroniste fait tout pour reporter la mise en œuvre le contrôle des investissements en énergies renouvelables. 
Et il annule la maigrichonne taxe française sur les transactions financières censées contribuer au financement du plan climat pour mieux attirer la finance européenne post-Brexit. Habile, Macron fin septembre déclare qu'il préfère une taxe ... européenne.

Economie
Emmanuel Macron fut l'architecte clandestin de la politique de l'offre de François Hollande.
Cette politique de soutien aux entreprises plutôt qu'aux ménages, aux employeurs plutôt qu'aux salariés, au capital plutôt qu'au travail a fait ses preuves: persistance d'un chômage élevé, précarisation grandissante des classes populaires, et aggravation de la violence sociale.

Éducation
Macron nomme un ancien sarkozyste au ministère de l'Education nationale. Il fait de la com', beaucoup de com'. De moyens il en est peu question. Deux mesures emblématiques: la mise en place symbolique (et numériquement marginale) de classes à 12 élèves dans 2 500 classes, et le remplacement du système APB par "Parcours Sup" avec sélection à l'université. Mais la suppression de dizaines de milliers d'emplois aidés frappe de plein fouet les établissements scolaires (20 000 postes). Blanquer a aussi cédé à la mesure gadget du programme macroniste, l'interdiction des portables.
(Cf "Emplois aidés")

Emplois aidés
Le candidat n'avait rien promis, mais il décide quand même de supprimer quelque 110 000 postes dès 2018. Jupiter se justifie: "c'est de la subvention déguisée vers les collectivités locales ou le secteur associatif".

Europe
Son projet, c'est l'Europe, toute l'Europe, encore l'Europe. Une Europe idéalisée qu'il dépeint avec grandiloquence dès qu'il en les moyens comme lors de l'un de ses shows les plus fameux, sur la colline de la Pnyx, berceau de la démocratie. Macron a une carte à jouer: le Royaume Uni ne compte plus à cause du Brexit. L'Allemagne est affaiblie par la réélection ratée d'Angela Merkel. L'Espagne est menacée de dislocation par la crise catalane. La Grèce est soumise par le Diktat du triumvirat, la Pologne isolée par sa xénophobie bigote, et la Hongrie a dressé un mur à ses frontières. Et pourtant, Macron a l'Europe hargneuse, égoïste, triste. Le décalage entre les paroles et les actes est là encore parfois sidérant: il est silencieux sur la Catalogne, il n'offre pas même un rôle de médiation. Il est égoïste et hypocrite sur l'accueil des migrants. Il est timide sur les paradis fiscaux intra-européen. Qu'a fait Macron sur l'Europe à part des discours ? Rien, à part se disputer les restes de puissance britannique. La politique européenne de Macron est de convaincre les Français que le suppositoire libéral et xénophobe européen est une bonne chose.

Etat d'urgence
Le candidat Macron avait promis de supprimer l'état d'urgence. En fait, le jeune monarque l'a fait entrer pour l'essentiel dans le droit commun. L’exécutif, sans contrôle d’un juge, sera autorisé à surveiller quelqu’un et le punir sur la base de simples présomptions. La France entre en état d’urgence permanent ce 1er novembre -   assignation à résidence décidée par le ministère et sans contrôle a priori par un juge; "visites domiciliaires" sur décision préfectorale (mais avec contrôle d'un juge); durée des contrôles d'identité sans motif élargis 12 heures, "mesures individuelles de surveillance" sur simple présomption.

Famille
Le candidat Macron était très silencieux sur la politique familiale. En 2018, l'une des rares bonnes mesures familiales est aussi modeste que le nombre de familles concernées: l'augmentation de 30% du complément de mode de garde (CMG) pour 78 000 familles monoparentales à faibles revenus. Mais dans l'ensemble, les prestations familiales seront réduites (environ -15 euros mensuels pour 1,5 million de foyers bénéficiaires;  ) les critères d'attribution durcis (pour exclure 10% de familles), pour une économie  Au final, 500 millions d'euros seront économisés sur les prestations familiales.

Femmes
Contrairement à sa promesse de campagne, Jupiter ne dédie aucun ministère plein et entier aux droits des femmes.  En octobre, un immense mouvement de protestation se déclenche sur les réseaux sociaux pour dénoncer des faits de harcèlements et de violences sexuelles, principalement contre des femmes. Il faut attendre un mois pour que l’Élysée réagisse, sur fond de réduction du budget du secrétariat à l’Égalité Femmes/hommes.
La parité au gouvernement est également de façade: les cabinets, y compris celui du jeune monarque, sont très masculin; la présidence de l'Assemblée, tout comme celle du groupe de député(e)s LREM, et même la direction du parti présidentiel sont rapidement tenues par des hommes.

Finance
Le candidat Macron était presque taiseux sur la finance. L'ancien banquier cachait ses soutiens de campagne. Il promettait même que "la réforme de la fiscalité du capital se fera à coût nul". Sans rire, son premier budget abaisse de 5 milliards les prélèvements fiscaux sur le capital (cf. "ISF") et ses revenus (cf. "flat tax"). Mieux, il supprime la taxe sur les hauts salaires de la finance. Macron veut attirer les grandes institutions financières. Brexit oblige, Paris, Francfort et quelques autres se disputent la place de Londres. Le double cadeau de la suppression de l'ISF et de la flat tax est une aubaine: les actions gratuites, octroyées par les entreprises à leurs cadres dirigeants, ne seront plus comptabilisées dans le patrimoine imposable et la plus-value générée par leur vente sera imposée à  taux réduit !
Côté symbole, fin octobre, Macron offre une journée complète à l'Elysée à des fonds d'investissements anglo-saxons pour qu'ils rencontrent au calme le gouvernement.

Merci Macron, merci patron.

Flat Tax
La mesure figurait dans son programme, presque cachée et non chiffrée dans la rubrique "soutenir l'investissement privé": tous les revenus du capital, (dividendes, intérêts d'épargne, plus-values issues de spéculation boursière, etc) seront taxés à un taux fixe qui englobera impôts et cotisations sociales. La création d'une flat tax à 30% sur les revenus du capital, plus favorable que l'imposition du travail est un cadeau inégalitaire par excellence, l'une des plus grande mesures de classe de ce gouvernement. A revenu égal, le capital sera moins taxé que le travail. Voici le plus beau résumé de cette Présidence des riches.

Fonction publique
Le candidat Macron a promis 120 000 suppressions d'emplois publics. Pour son premier budget, la réduction ne portera que sur ... 1 600 postes. A l'inverse, Jupiter s'empresse de rétablir la journée de carence (180 millions d'euros d'économies).

Formation
"Nous engagerons un effort national de formation sans précédent." Jupiter a préféré précariser les travailleurs par le vote par ordonnances et sans négociation d'une loi travail dès l'été. Le candidat était ambitieux: "Nous formerons 1 million de jeunes et 1 million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés et aujourd’hui sans perspective." On attend sa loi sur la formation pour 2018

Fraude
La fraude fiscale est estimée à 75 milliards d'euros par an en France. Le candidat avait promis "d'alourdir les sanctions contre la fraude fiscale". Le président n'annonce rien. Au contraire, il fait rejeter à l'Assemblée une proposition législative de supprimer le "verrou de Bercy", qui désigne le privilège du ministre du budget, seul habilité à conduire des actions pénales contre les fraudeurs fiscaux.

Gouvernement
"Je constituerai un gouvernement de 15 membres maximum, très ramassé, avec des personnes de la société civile et des personnes du monde politique venant de la gauche, du centre, de la droite" déclarait Macron le 12 mars.  Patatras ! Avec 31 ministres et secrétaires d’État, le gouvernement de Jupiter est pléthorique comme les précédents. Pire encore, le choix de certain(e)s titulaires "de la société civile" est effroyable. La ministre du travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne DRH d'un groupe agro-alimentaire. On découvre son pedigree au fil de ces premiers mois: 1 million d'euros stock-options grâce un plan social; enquête pour favoritisme quand elle dirigeait un organisme public; 671 infractions au code du travail en l'espace d'un an dans le même organisme.

Heures supplémentaires
Mesure phare du quinquennat sarkozyste, la défiscalisation des heures sup avait aggravé le chômage, les employeurs privilégiant le recours aux heures sup' à l'embauche. Macron avait promis son rétablissement, mais il a reculé. Le gouvernement promet qu'elle sera mise en oeuvre "d'ici la fin du quinquennat". Son coût annuel est estimé à 3,5 milliards d'euros.

Hôpitaux
"Nous doublerons le nombre de maisons de santé. Pour lutter contre les déserts médicaux, ces maisons regrouperont des médecins, des infirmières, des orthophonistes, des kinésithérapeutes, des professionnels du sport". Pour l'instant, le gouvernement jupitérien réclame 1,6 milliards d'euros d'économies aux établissements de santé et médico-sociaux en 2018. Dans les CHU, les annonces de plans sociaux se succèdent: à Lyon, 169 postes; à Marseille, entre 800 et 100; à Paris, 180; la Réunion, 70.

Immigration
"C’est nécessaire pour accueillir dignement les réfugiés qui ont droit à la protection de la France. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins." La promesse était vague. Sur scène, Jupiter livre de grands et beaux discours sur l'accueil et la solidarité, la vocation universaliste de la France (« La crise migratoire est un défi durable. Nous manquons d’efficacité comme d’humanité. »). Une fois Macron au pouvoir, une politique répressive violente se met en place. Une politique qui fait honte et dérange jusque dans les rangs de LREM. Une politique que le New York Times compare au programme du nouveau gouvernement autrichien qui allie conservateurs et extrême droite: instructions à la police de traquer les migrants et de détruire leurs abris de fortune; harcèlement des aidants, tri dans les centres d'hébergement d'urgence, et, last but not least, projet d'extension à 90 jours la durée maximum de la rétention (contre 45). 22 associations, et pas des moindres (Fondation Abbé Pierre, Emmaüs, Secours catholique, Samu social de Paris, Médecins du Monde, etc), signent une lettre commune de protestation, le Défenseur des droits enjoint le gouvernement de supprimer sa circulaire sur le tri. Rien n'y fait. En septembre, Macron confiait: "Il faut réenvisager la reconduite à la frontière dans le sens de l'efficacité." On sait désormais ce qu'il entendait par là.


Impôts sur les sociétés
Macron l'a promis. L'impôt sur les sociétés, payé plein pot par les entreprises moyennes ou petites, sera réduit de 33 à 25%. Mais Jupiter hésite un peu. La mesure sera réalisée "sur la durée du quinquennat". Dès 2018, le taux sera réduit à 28% pour l'ensemble des entreprises.

Impôts
En juillet, le premier ministre annonce une baisse de la pression fiscale en 2018 de 11 milliards d'euros, dont 5 milliards d'euros pour les plus riches (ISF, flat tax). Patatras, l'INSEE évalue au contraire à 4 milliards de hausse l'évolution fiscale en 2018 (cf. "Pouvoir d'achat"). Promesse non tenue.

ISF
C'est le joli cadeau, l'un des plus beaux pour la France d'en haut. L'ISF est supprimé et remplacé par un impôt sur le patrimoine immobilier mais évite le capital, les œuvres d'art et tout le reste. Dans la précipitation, la majorité macroniste ré-hausse quelques taxes marginales sur les preuves les plus ostentatoires de richesse. Mais le cadeau demeure, 3 milliards pour 350 000 foyers. Merci Macron, merci patron.

Investissements
Le candidat avait promis un "Grand Plan d'Investissement", il recyclait ainsi une belle formule de Sarkozy. Fin septembre, le premier ministre pose devant les photographes, le plan est lancé: 57 milliards d'euros sur 5 ans "consacrés à la transition écologique, la formation professionnelle, l'innovation et la transformation de l'action publique": la somme sonne fort. Pourtant, cela représente moins de 6% du budget de l'Etat sur la période. Mais rassurez-vous, 20 milliards de cette somme insuffisante iront à la transition écologique. On sourit. Macron ne pense même pas à recycler et éteindre nos centrales nucléaires hors d'âge.

Logement
Le candidat Macron n'avait pas promis grand chose. Ou plutôt, il avait promis la "stabilité". Mais il fustigeait déjà "l’empilement des normes techniques, le droit de l’urbanisme et la durée des procédures". Jupiter promet 14 milliards d’euros sur cinq ans pour la rénovation énergétique. Mais le plan Logement jupiterien passe d'abord par la baisse des aides pour les plus fragiles (APL), puis le gel du Livret A. Quand l'hiver arrive, les morts de SDF refont surface dans l'actualité. Le délégué général de LREM, Christophe Castaner explique benoitement sur BFM, le 29 décembre, que des places d'accueil existent, mais que "des femmes et des hommes refusent aussi d'être logés."
 Cf. "APL".

Médias
Le candidat avait victorieusement remporté la désagréable joute verbale avec Marine Le Pen lors du débat d'entre-deux tours. Il était un candidat décomplexé, agile et aimable avec la presse. Jupiter est si différent. Le soir de son élection, il s'élance dans un discours emprunté, place du Louvre, la Pyramide dans son dos, ça sonne ringard, presque Giscard. mais ce n'était rien. Dès son élection, Macron refuse d'abord tout entretien contradictoire en direct avec des médias. Il fuit les médias. Donc pas d'interview du 14 juillet (ses communicants expliquent qu'il a une pensée "trop complexe", ne riez pas), pas de conférence de presse avec questions/réponses de la salle, pas d'entretien filmé. Chaque déplacement tient à l'écart journalistes et manifestants. Macron se terre. Il veut des photos arrangées et officielles, des propos filtrés et choisis. Ses ministres menacent de porter plainte à la moindre fuite dans la presse de leur plan d'action (loi travail, réforme de l'audiovisuel public). Jupiter ostracise certains journalistes qu'il n'aime pas. Il s'agace rapidement quand les questions lui déplaisent. A la fin de l'été, ses communicants inquiets de sa chute sondagière le convainquent de parler. Interview dans le Point, puis sur TF1; exercice déambulatoire complaisant à l'Elysée sur France 2, fausse spontanéité chez Hanouna, et même selfie animé et scénarisé chez Konbini, la nouvelle agence de brand content.

Monarchie
Le candidat Macron promettait un renouveau de la démocratie. En fait, c'est tout l'inverse. Passons sur le peu de cas qu'il fait du Parlement (cf. "député(e)s). Comme Sarkozy, Macron sur-centralise le pouvoir. Le premier ministre est un pantin, il partage même ses conseillers avec ceux du président. Les hommes du monarque ont plus de poids que les ministres. Mais ils ne sont jamais interrogés par l'Assemblée nationale - séparation des pouvoir oblige. Ils ne se justifient jamais. Macron a monarchisé encore davantage une Vème République déjà peu démocratique.  Le parti du président est un parti godillot. La Vème République ne change pas. Le mythe d'un mouvement populaire, démocratique et spontané lancé en avril 2016 était une affaire de publicitaires. Macron a désigné lui-même le fidèle et opportuniste Christophe Castaner pour être élu sans rival à la tête de LREM.
 A peine élu, il convoque à grands frais le parlement à Versailles pour l'écouter deux heures durant exposer sa "vision". Il célèbre Poutine à Versailles également. Il invite Trump à Paris pour le défilé du 14 juillet.

Moralisation
L'une des premières lois de la macronista, théâtralisée au maximum par l'Elysée, porte sur la moralisation de la vie politique. Elle est d'abord mal née. Le chef de groupe des députés LREM, Richard Ferrand, est exfiltré du gouvernement dès juin quand l'on découvre combien il a abusé de ses mandats pour s'enrichir en Bretagne. François Bayrou, leader du Modem et soutien décisif de Macron lors de la présidentielle, démissionne du ministère de la Justice, comme deux autres ministres Modem, quand une affaire des emplois fictifs, qu'il reconnait, le frappe en plein cœur. La loi elle-même comprend de petites avancées et de gros renoncements. L’impossibilité d’embaucher des membres de sa famille ? Pas faux, mais voici que des députés LREM embauchent mutuellement des proches. L’impossibilité d’être élu quand on a un casier judiciaire B2 comme le déclare Macron ? Non, pas du tout. La loi exonère les condamnés préalablement à la loi. Et pour les autres, elle n'interdit pas la levée de peine d'inéligibilité. Macron créé aussi un dispositif farfelu de contrôle des indemnités parlementaires (contrôle aléatoire, et sans moyens). Enfin, le candidat avait promis "un encadrement strict des pratiques de lobbying en imposant un horaire et un lieu précis pour les réunions qui relèvent de ces pratiques au Parlement", une promesse non tenue. Aucune disposition ne prévient les conflits d'intérêt.

Pénibilité
En juillet, Jupiter s'agace: "Je n’aime pas le terme [de pénibilité] donc je le supprimerai. Car il induit que le travail est une douleur".  A compter du 1er janvier 2018, quatre facteurs de risques ne sont plus pris en compte et n'ont plus à être déclarés pour le calcul de la retraite. 

Perturbateurs endocriniens
"Nous placerons la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides." En novembre 2017, les Etats membres de l'UE votent la légalisation du glyphosate. Et du coup Macron recule: "J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans." Le même Macron expliquait dans son programme que les perturbateurs endocriniens tel le glyphosate étaient "l’une des principales causes de l’augmentation des cancers des enfants depuis 20 ans." Mais visiblement, une fois élu, pas d'urgence.

Pouvoir d'achat
"Nous améliorerons le pouvoir d’achat de tous les travailleurs." La formule claque, c'est la première promesse du programme du candidat Macron. Promesse tenue ? Le gouvernement fait bel et bien voter la suppression des cotisations salariales d'assurance chômage et d'assurance maladie pour les salaires de moins de 4000 euros, mais en contrepartie d'une augmentation de la CSG de 1,7 point. Les cotisations sociales diminuent de 2,20 % au 1er janvier 2018, puis de 0,95 % au 1er octobre 2018. Mais l'arnaque est belle: les fonctionnaires voient le gel du point d'indice prolongé. Et les impôts indirects augmentent pour tous. Des experts macronistes proposent même la suppression de l'indexation du SMIC sur l'inflation. Pour 2018, l'INSEE estime que le pouvoir d'achat des ménages, surtout les plus modestes, baissera (-4 milliards d'euros). Et ce n'est qu'une estimation globale. Les ménages les plus aisés économiseront 5 milliards.

Précarité
"Nous combattrons la précarité en responsabilisant les employeurs." Le candidat Macron promettait de créer un bonus-malus sur l'assurance-chômage pour pénaliser les contrats courts. Au second trimestre 2017, 70% des embauches portaient sur des postes de moins d'un mois. En décembre 2017, la promesse semble enterrée. Lors de la première réunion avec les partenaires sociaux, les représentants du ministère du Travail ne disent mot de cette promesse de campagne. Pire encore, ils expliquent: "le bonus-malus est une réponse mais n'a jamais été un objectif en soi."

Remboursements de soinsOn se souvient de la formule qui soulevait des vagues d'applaudissements extatiques lors des meetings du candidat Macron, l'arbre qui cachait une forêt: "Nous mettrons en place la prise en charge à 100% des lunettes et des prothèses auditives et dentaires d’ici 2022, en lien avec les mutuelles et l’ensemble des professionnels de santé." Un groupe de travail est effectivement mis en place dès juin. Mais la ministre de la santé Agnès Budzyn douche les espoirs: la mesure est complexe et coûteuse, et rien ne se mettra en place d'ici la fin du quinquennat. Pire encore, quand des journalistes insistent quelques mois plus tard sur cette promesse de campagne, la ministre devient méprisante: "On n'est pas là pour offrir des montures Chanel à tout le monde ou des verres antireflet qui filtrent la lumière bleue". La Sécu rembourse moins de 2 euros par lunette, mais la ministre ne le sait visiblement pas. Pire encore, le gouvernement fait voter 320 millions d'euros de déremboursements de soin dès 2018. Merci patron, merci Macron.
(Cf. "Santé" et "Sécu")

Santé
"Nous consacrerons 5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement à la santé, notamment à la transformation de notre médecine de ville et de nos hôpitaux." La promesse est loin. Pour 2018, le gouvernement prévoit 4 milliards d'économies sur la santé publique...
(Cf "Sécu".)

SDF
Candidat, il promet que la Poste domicilie les SDF. Une promesse pour l'heure enterrée.
Il est élu depuis quelques mois mais il en rajoute encore. En juillet 2017, Jupiter annonce: "Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans les rues, dans les bois. Je veux partout des hébergements d’urgence." Quelques mois plus tard, tout Jupiter qu'il est, le constat est cruel. Les migrants sont traqués, et les SDF souffrent toujours dans les rues. Le ministre attaché au sujet, Jacques Mézard, se réjouit à la veille de Noël: "Avec plus de 9 000 places supplémentaires ouvertes dans le cadre du plan hivernal, le parc d’hébergement d’urgence est désormais de 140 000 places soit 13 000 de plus que l’an dernier à la même période." Le même ministre omet de rappeler que son gouvernement vient de décider de trier via contrôle d'identité les personnes hébergées en urgence. D'après l'INSEE, le pays compte plus de 140 000 personnes dans la rue.

Sécu
Le projet de loi de financement de la Sécu économise 4 milliards d'euros en remboursements, frais de santé et frais de gestion des hôpitaux. Ces économies seront supportées par les patients et les établissements de santé, pas les labos: hausse de 2 euros du forfait hospitalier (+200 millions d'euros), réduction des arrêts de travail et du transport médicalisé (240 millions), réduction du nombre de soins (335 millions d'euros),  baisse des prescriptions (320 millions).

Retraite
Le futur Jupiter a promis une grande réforme simplificatrice. Pour l'heure,  la revalorisation des retraites (0,8%) est repoussée de 2018 à 2019. Et la prise en compte de la pénibilité est simplifiée (cf. "Pénibilité").

SMIC
Le SMIC n'est évoqué que deux fois. La première pour fixer un seuil d'exonération de cotisations sociales. La seconde fois pour promettre que "tous les smicards qui bénéficient de la prime d’activité toucheront par exemple l’équivalent d’un 13e mois de salaire, soit 100€ nets de plus chaque mois." Le candidat ne proposait rien d'autre et surtout pas d'augmentation. En août 2017, la Commission nationale de la négociation collective est renouvelée avec des quelques sympathisants macronistes, dont le président. La dite commission, créée sous Sarko, propose ensuite la désindexation du SMIC de l'inflation. Le gouvernement se défend d'y penser, pour l'instant.

Taxe d'habitation
La belle promesse, presque tenue. Supprimer la taxe d'habitation pour 80% des foyers (ou plutôt 40% de plus que les 40% déjà exonérés), la mesure est évidemment votée dès l'automne. Mais elle sera effective en plusieurs étapes. Les collectivités locales s'inquiètent. Macron promet que la perte de revenu sera compensée "à l'euro près", mais pour deux ans seulement. Et cela ne suffit pas. Entre Noël et Jour de l'An, Jupiter annonce qu'il veut supprimer la dite taxe pour tous. Fichtre ! Dernier cadeau de Noël pour les 20% les plus riches. Merci patron !

Travail
C'est la première grande loi du quinquennat, tout un symbole. Le candidat avait été peu disert sur cette réforme pendant la campagne: il avait promis les ordonnances dès l'été. Et aussi que "les horaires effectifs ou l’organisation du travail seront négociés au plus près du terrain", via un "accord majoritaire ou par référendum d’entreprise sur la base d’un accord." Mais jamais le candidat Macron n'avait détaillé le contenu de sa loi Travail. A peine élu, il lance une cinquantaine de réunions bilatérales avec les syndicats, sans jamais dévoilé son projet. Il exclut les députés tout l'été du processus. Sa ministre Pénicaud explique que le Code du travail est fait "pour embêter 95% des entreprises. Fin août, les 36 mesures de la réforme du code du travail, le jour de la clôture de l'université d'été du MEDEF (symbole!) sont exposées. Les avancées pour les salariés sont maigres: prise de charge des salaires et frais de déplacement des salariés de TPE/PME impliqués dans des accords de branches, mise en ligne du code du travail; augmentation de 25% des indemnités légales de licenciement. Pour le reste, la loi Travail est d'abord l'un des plus graves retours en arrière que cette République ait connu: Cette loi "transforme" le présent en passé, une époque pré-Front populaire.

La loi Macron créé le contrat de travail le plus précaire, elle fusionne et réduit les instances de représentation du personnel ("nous redéfinirons le dialogue social", lol!), elle plafonne les indemnités prudhommales même en cas de harcèlement sexuels, créé les "licenciements collectifs à l'amiable" est détestable mais symptomatique de cette novlangue, et délègue au niveau des entreprises la définition des conditions de congé maternité

Juste après Noël, les groupes PSA et Pimkie annoncent qu'ils profiteront de la nouvelle loi travail pour lancer des procédures de rupture conventionnelle collective. à compter de 2018. Merci patron, merci Macron.

Terrorisme
Le candidat avait promis de créer "un état-major permanent des opérations de sécurité intérieure, de renseignement et de lutte contre le terrorisme" directement rattaché au président de la République. En juin, ce caprice monarchique est chose faite, la création de cette "task force" est publiée au JO.

Travail détaché
Le candidat avait promis de se "battre contre les abus liés au travail détaché". Quand il obtient une révision de la directive européenne en novembre, Jupiter exulte et la com' élyséenne se met en marche pour relayer la victoire. En fait, le résultat est aussi mince que la victoire est symbolique. Le transport routier est exclu de cette révision. Le gouvernement fait aussi annuler la taxe sur le travail détaché décidée par Hollande.  Et une circulaire française est prévue en janvier pour simplifier les formalités de déclaration du travail détaché (sic!).

Vaccins
Sans écoute, sans concertation, mais avec le soutien des laboratoires dont Sanofi, dirigé par le mentor économique d'Emmanuel Macron, Serge Weinberg, le gouvernement Macron impose 11 vaccins obligatoires, faute de quoi les familles ne pourront inscrire leur progéniture à l'école publique. Le sujet n'est pas l'hostilité ou le soutien aux vaccins - puisque d'ailleurs personne dans l'establishment gouvernemental ne répond à la seule question de santé qui soit, l'adjonction d’aluminium.

Zozo
Il y a un zozo, un benêt dans ce gouvernement. Un gars qui a changé de bord, est devenu "amoureux" de son monarque, ne trouve rien à redire contre les restrictions de liberté puisqu'il n'a rien à se reprocher. Un benêt on vous dit.  Il s'appelle Castaner.


2 commentaires:

  1. Juan: pour santé-sécu, tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faut évoluer vers l'hospitalisation en ambulatoire, fermer la moitié des blocs opératoires et transformer la moitié des hôpitaux dits "de proximité" en centres de suites et de convalescence.

    http://www.lepoint.fr/sante/guy-vallencien-l-hopital-est-en-feu-24-12-2017-2182327_40.php

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  2. Meilleurs vœux à vous Juan et à tous ceux qui vous lisent, bonne continuation dans vos revues de la semaine et dans vos articles en coulisses.
    C'est toujours un plaisir de vous lire.

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